NYC : Workshorse et PAC scellent définitivement l’entrée d’une station de métro abandonnée. Pendant plus d’un an, ils y ont fait pénétrer dans le plus grand secret cent artistes prédominant de la scène street art qui avait chacun une nuit pour y réaliser une muraille.
MTL : Jays, Funk et Aber se font violemment happés par un train sous l’échangeur Turcot. Pour ces trois taggueurs d’NDG, respectivementde 17 et de 19 ans, l’impact sera mortel.

crédit photo: Katherine Lorimer
Cet incident tragique a déclenché une avalanche d’âneries sur les p’tits kids qui salissent les murs (Urbania, vraiment?). On a aussi eu droit au discours du vétéran un peu déconnecté de la réalité qui désignait l’absence de « murs libres » et la persécution policière pour expliquer l’incident.
Jays et ses acolytes ne se sont pas aventurés dans l’échangeur Turcot samedi soir, parce qu’ils étaient inexpérimentés et inconscient du danger. Ils ont au contraire patienté jusqu’à l’heure de passage du dernier train. C’est la terrible ironie du sort qui a retardé le départ d’un train en provenance de Toronto de trois heures dû à un mort sur les rails, surprenant ainsi la séance de bombing.
Il est toutefois inutile de nier que l’adrénaline fait partie intégrante de l’art urbain. Et dans cette forme d’art de plus en plus mercantile (certaines œuvres de Bansky se vendant plusieurs centaines de milliers de dollars) les artistes repoussent constamment les limites pour préserver l’authenticité de leur geste.
C’est ainsi qu’est né Underbelly Project. La galerie d’art urbain la plus ambitieuse jamais réalisée et qui ne sera jamais ouverte au public. Le journaliste du New York Times qui a eu droit à une visite guidée de cette station de métro désaffectée fait un récit passionnant des séances qui y ont eu lieu.
Voici quelques photos d’Underbelly Project ainsi qu'une vidéo, un joyau d’art urbain, pour ceux qui apprécient le travail des p’tits kids qui salissent les murs ;)




